Enjeux

Gaz de Normandie et le Grand Port Maritime du Havre ont conçu le projet pour minimiser les impacts environnementaux. Lorsque de tels impacts ont été identifiés, des mesures d’accompagnement spécifiques ont été prises.

L’étude d’impact environnementale a été confiée à des experts reconnus, spécialistes de leur domaine. Chacun d’entre eux a eu pour rôle de réaliser un état initial dans le domaine concerné, puis de mesurer l’impact éventuel du terminal, et enfin de proposer à Gaz de Normandie des mesures de réduction et d’accompagnement de nature à supprimer l’impact, ou en cas d’impossibilité à le réduire fortement. Aucun impact fort n’a été identifié.

L’étude d’impact a été coordonnée par Safège (Rouen).

Un Plan d’Assurance Environnementale sera exigé des entrepreneurs auxquels seront confiés les travaux de dragage et de remblaiement du nouveau terre-plein. Le chantier de construction du terminal sera, quant à lui, placé sous certification « chantier vert », qui a pour objectif de sélectionner les entreprises sur leur capacité à assurer un haut niveau de protection de l’environnement durant les travaux.

La faune et la flore

Cette partie d’étude a été confiée à Biotope pour les milieux naturels terrestres et l’avifaune, en partenariat avec les scientifiques locaux de la Cellule de Suivi du Littoral Normand, qui connaissent parfaitement les milieux marins de nos côtes, pour en avoir assuré le suivi dans le cadre du projet Port 2000.

 

La modification des falaises lors de l’aménagement de l’actuel terminal pétrolier a été à l’origine de la création d’habitats naturels remarquables et a permis le développement d’une végétation diversifiée et riches en espèces rares, dont certaines sont protégées.

Une identification très précise des espèces terrestres et marines (plantes, poissons, oiseaux, animaux marins) présents sur le site a été réalisée. Des dossiers d’incidence ont été élaborés pour décrire les impacts potentiels du projet sur les zones de protection définies par la réglementation à proximité du projet, en particulier les zones Natura 2000.

L’enjeu est la protection de toutes les espèces présentes sur le site, notamment l’Epipactis des Marais, seule espèce végétale protégée recensée sur le site.

L’eau

Plusieurs ouvrages de distribution d’eau potable captent la nappe d’eau présente dans les couches de craie de la falaise, mais aucun de ces ouvrages ne se trouve à proximité du site. Il n’y a donc pas d’enjeu spécifique en matière d’eau potable.

 

Les études de courantologie et les essais de modélisation ont été réalisées par SOGREAH.

En matière d’eau de mer, l’enjeu est le maintien de la qualité des eaux de baignade, sur le plan bactériologique et en termes de matières en suspension, notamment pendant la phase de dragage-remblaiement.

L’environnement sonore

L’étude acoustique a été réalisée par Acouphen Environnement. Des mesures du niveau de bruit actuel du site ont été réalisées, puis un logiciel de modélisation a permis de calculer l’impact résultant, tant durant la construction que pendant l’exploitation du terminal.

L’enjeu est de ne pas augmenter le niveau sonore pour les personnes se trouvant à l’extérieur de la clôture du site portuaire.

L’environnement lumineux

Ingelux environnement a réalisé l’étude de l’environnement lumineux actuel, et a évalué l’impact lumineux crée par le terminal.

L’enjeu est de ne pas augmenter l’éclairement actuel du site, afin notamment de ne pas modifier le cadre de vie des espèces telles que les poissons, les oiseaux ou les chauves-souris présentes sur le site.

L’émission de gaz à effet de serre

Pour réduire fortement l’émission de gaz à effet de serre, le choix a été fait d’utiliser une énergie renouvelable pour apporter la chaleur nécessaire à la regazéification du GNL : l’eau de mer. Ce procédé évite ainsi de brûler une énergie fossile, pour une puissance de 200 MW environ.

Ce procédé nécessite de réaliser un traitement à base d’hypochlorite, dont l’impact sur l’environnement est non significatif selon les scientifiques de l’IFREMER.

Du fait des échanges thermiques avec le GNL, l’eau de mer se trouve donc refroidie. Au point de rejet, la différence de température peut atteindre 6 °C. En limite du bassin portuaire, l’écart de température n’est plus que de 0,2° soit un écart quasi imperceptible.

L’émission de gaz à effet de serre provient principalement d’émissions fugitives de gaz, de la combustion de gaz par les brûleurs de la torche ou du fonctionnement des moteurs diesel (véhicules et pompes incendie).

Au total, en fonctionnement normal, le terminal émettra l’équivalent de moins de 575 t de CO2 par an, soit 0,003 % des émissions industrielles de Haute-Normandie en 2007.

L’utilisation optimale de l’énergie

Les bâtiments d’exploitation seront construits sous les labels Haute Qualité environnementale (HQE) et bâtiment basse consommation (BBC). Ce niveau de performance sera atteint notamment grâce à l’utilisation d’une pompe à chaleur à eau de mer.

En complément, le pompage haute pression permettant l’envoi du gaz dans le gazoduc se fait sur le GNL et non sur le gaz naturel ce qui permet d’être plus efficace donc de diminuer les consommations électriques.

Le nombre de pompes et l’interconnexion des tuyauteries permettent d’optimiser la consommation électrique en fonction des besoins d’expédition de gaz naturel.

Le trafic routier

L’axe routier principalement concerné par les travaux sera la RD 940, qui voit passer actuellement jusqu’à 10 000 véhicules par jour, dont 5% de poids-lourds.

L’enjeu est de réaliser le chantier sans impact significatif sur le trafic.


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