La chaîne du GNL
Un processus rigoureux
Le gaz naturel, une fois extrait des roches qui le retiennent plusieurs centaines de mètres sous le sol, est transféré dans des usines où il est refroidi à -160°C pour être liquéfié. Il est ensuite chargé sur des navires méthaniers qui le transportent, à cette température, jusqu'à un terminal tel celui d'Antifer. Il y est stocké temporairement dans des réservoirs cryogéniques (conçus pour les très basses températures) avant d'y être réchauffé pour retrouver son état gazeux, puis odorisé avant d'être injecté dans le réseau.
Les méthaniers
Les méthaniers sont des bateaux de 200 à 300 mètres de long propulsés par des turbines à vapeur ou des moteurs diesel fonctionnant au gaz. Leur double coque protège des cuves internes que l'on pourrait comparer à des bouteilles "thermos".
Un revêtement intérieur isolant permet de transporter le gaz liquéfié à -160° Celsuis sur de grandes distances, avec une évaporation minimale de gaz. La petite quantité de gaz qui s'évapore pendant le transport est récupérée comme combustible pour la propulsion du navire.
Les émissions de gaz à effet de serre sont ainsi réduites, de même que le coût du transport.
Un méthanier actuel transporte environ 72 000 tonnes de GNL. Le plus gros méthanier en projet devrait pouvoir contenir 130 000 tonnes de GNL.
Le terminal
Réception et déchargement des navires
Arrivé au terminal, le navire méthanier est amarré au quai de déchargement. Des bras articulés viennent se brancher sur les cuves isothermes du méthanier et déchargent le navire de sa cargaison. Le GNL passe alors dans des canalisations conçues pour résister aux très basses températures (- 160°C) qui l'acheminent jusqu'aux réservoirs construits à terre.
Stockage temporaire du GNL
Le GNL est ensuite stocké dans des réservoirs cryogéniques capables de maintenir une température de -160°C pour le conserver à l'état liquide. Les évaporations sont récupérées par des compresseurs et réincorporées dans le GNL.
La contenance des réservoirs est dimensionnée pour assurer la continuité de l'alimentation du réseau de transport entre deux livraisons de GNL.
Regazéification
Le gaz liquéfié est prélevé dans le réservoir, mis sous pression (entre 70 et 100 bars), puis regazéifié grâce à des échangeurs thermiques qui utilisent généralement l'eau de mer pour réchauffer le gaz. Si l'eau de mer est trop froide, notamment en hiver, il peut être nécessaire de brûler une petite partie du gaz pour fournir la chaleur nécessaire à la regazéification. Revenu à l'état gazeux, le gaz est injecté dans le réseau de transport du gaz naturel.
Comment regazéifie-t-on le GNL ?
Le GNL est regazéifié par simple réchauffement en utilisant la chaleur de l'eau de mer.
Ce réchauffement s'effectue dans un échangeur de chaleur (il n'y a donc aucun contact entre le gaz et l'eau de mer). Le refroidissement de l'eau de mer engendré par cet échange thermique est faible : il est de 6°C au maximum à l'extrémité du canal de rejet de l'eau de mer et, du fait de la dilution, devient rapidement imperceptible. La température de l'eau au niveau des plages voisines ne sera pas affectée.














