Questions/Réponses

Pourquoi Antifer et pas Le Havre ?

Par ses dimensions et son accessibilité exceptionnelles, couplées à une utilisation actuelle très en deçà de ses capacités, le port d'Antifer offre d'excellentes conditions de sécurité dans l'accueil des grands navires d'hydrocarbures. Le trafic actuel des pétroliers est de 60 à 70 navires par an. Le terminal méthanier ajouterait environ 100 escales, ce qui reste encore très faible par rapport aux possibilités du port. À Antifer, la zone d'évitage des navires est particulièrement vaste, ce qui autorise un haut niveau de sécurité lors des manoeuvres d'approche, d'évitage et d'amarrage des navires. Le port d'Antifer offre différentes possibilités d'implantation de nouveaux postes de déchargement d'hydrocarbures tout en maintenant des distances de sécurité entre les différents navires très largement supérieures à ce que l'on rencontre dans la plupart des ports.

Contrairement au trafic de conteneurs ou d’autres matières solides qui nécessitent des grues, des portiques, des voies ferrées, et de vastes espaces de stockage proches du quai, le gaz naturel, tout comme le pétrole, est évacué par canalisation. L’installation de ce type de terminal à Antifer est donc a priori judicieuse et permet de réserver les terrains portuaires encore disponibles dans l’estuaire de la Seine à des activités qui nécessitent, soit de grands linéaires de quais, soit la proximité avec les infrastructures de transport, routières, ferroviaires et fluviales

Pourquoi n’est-ce pas le maire de la commune de Saint-Jouin-Bruneval qui signe le permis de construire ?

Le projet de terminal méthanier d’Antifer remplit deux conditions suivant lesquelles le code de l’urbanisme indique que seule l'autorité administrative de l'Etat est compétente pour se prononcer :

  • Il est inscrit dans le périmètre d’une Opération d’Intérêt National,
  • Il s’agit d’un ouvrage de production, de transport, de distribution et de stockage d'énergie

Pour ces deux raisons, c’est l’Etat qui prendra la décision de signature du permis de construire.

N'est-il pas risqué de mettre côte-à-côte du gaz et du pétrole ?

L'analyse des risques des effets « domino » entre le gaz et le pétrole est intégrée dès les études conceptuelles, dans une démarche de réduction du risque à la source. Les distances de sécurité nécessaires et les moyens de protection complémentaires sont prévus entre les différentes installations.

Va-t-on supprimer la plage de Saint-Jouin-Bruneval ?

Les études démontrent que les distances de sécurité n'atteindront pas la plage. L'objectif de Gaz de Normandie a été de concevoir le terminal pour que l’usage actuel de la plage puisse être maintenu.

En quoi consiste le poste d'odorisation du gaz ? Comment sera livré le produit?

L'odorisation est une obligation réglementaire ayant pour but de permettre aux utilisateurs du gaz de détecter une fuite éventuelle à l'odorat, notamment dans les logements. Dans les installations industrielles, la détection des fuites éventuelles ne repose en aucun cas sur l'odorat mais sur un ensemble de capteurs et de détecteurs automatiques disposés aux endroits appropriés.

En France, l'odorisation est faite au départ du réseau de transport et non à l'entrée des villes. C'est une installation qui ne génère pas d'odeur en fonctionnement normal.

Pour le terminal méthanier d’Antifer, le poste d’odorisation sera situé dans l’emprise portuaire actuelle, en bas de falaise.

Le produit odorant est livré par camions, stocké dans une cuve enterrée et injecté dans le gazoduc par une petite pompe.

Quelles mesures sont prises en cas d'incendie, notamment avec les services de sécurité incendie ?

Des mesures de mêmes nature que celles mises en œuvre sur le terminal pétrolier seront prises pour le terminal méthanier (moyens de lutte incendie sur place, procédures d’intervention, formation des opérateurs à la lutte anti-incendie). Dans tous les cas, l’administration en charge de cet aspect (le SDIS) doit valider les moyens proposés par Gaz de Normandie.

Est-il prévu l'instauration d'une Zone d'Interdiction Temporaire pour le survol des avions ?

Aujourd'hui, il n'y en a pas ; la décision relève de la Direction Générale de l'Aviation Civile.

Que se passe-t-il si le GNL se déverse dans l'eau ?

Le GNL flotte en surface et s'évapore de la même façon que s'il se déversait sur la terre.

En cas de déversement important de GNL dans l'eau un phénomène de vaporisation rapide (appelé " transition rapide de phase ") peut se produire, notamment au niveau de l'appontement. De nombreuses études et essais ont montré que cela ne présente pas de risque pour la coque d'un navire situé à proximité immédiate. En aucun cas ce phénomène ne peut présenter de risque pour les navires amarrés à l'appontement pétrolier, ni pour les riverains.

Avec quelle fréquence la torche brûle-t-elle ?

Elle ne sera allumée qu’exceptionnellement, par exemple à l'occasion de travaux de maintenance. En dehors de ces cas exceptionnels, la flamme de la veilleuse n’est pas perceptible à l’extérieur.

Le terminal peut-il être étendu à l'avenir ?

Le terminal sera conçu pour une capacité de 7 millions de tonnes de GNL par an, ce qui est comparable à la capacité actuelle de Montoir-de-Bretagne ou de Fos-Cavaou. Une éventuelle augmentation future de cette capacité se traduirait par quelques équipements supplémentaires, ainsi que par un plus grand nombre de navires, mais n'impliquerait pas une extension de l'emprise du terminal. En aucun cas il ne pourra y avoir plus de trois réservoirs de stockage de GNL.

Quels sont impacts du terminal sur les mammifères marins (dauphins, phoques) ?

Les études d’impact, réalisées par des scientifiques reconnus et indépendants ont démontré que leur présence à proximité du site ne serait nullement affectée par la construction et l’exploitation du terminal.

Quel sont les impacts sur les espèces vivant dans les zones de protection (ZNIEFF, Natura 2000) ?

Des dossiers d’incidence ont été élaborés par des experts de ces sujets. Compte-tenu des mesures d’accompagnement proposées par Gaz de Normandie et le GPMH, ils considèrent que le terminal n’aura pas d’impact significatif sur les milieux naturels (faune et flore). Aucun représentant d’une espèce protégée ne sera détruit par le projet.

Quelles garanties avoir sur les études d’impact environnementales, puisqu’elles sont financées par le maître d’ouvrage ?

En premier lieu, ces études sont réalisées par des experts de leur domaine, dont l’autorité scientifique n’est pas contestable. Ils réalisent leurs analyses en toute indépendance. Certains de ces experts sont locaux, tels ceux appartenant à la cellule de Suivi du Littoral Normand, et connaissent parfaitement les milieux naturels de nos côtes.

Il faut préciser également que l’étude d’impact sera soumise à une Autorité administrative indépendante, qui formulera un avis sur la qualité de l’évaluation environnementale. Cet avis sera joint au dossier d’enquête publique.




Haut de Page